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Réduction de la quarantaine saluée, critiques de l'UDC et des Verts

Le PLR, les Vert-libéraux, le Centre et le PS saluent la réduction de la quarantaine à cinq jours. L'UDC demande l'abandon des mesures "ordonnées par l'Etat" et les Verts accusent le Conseil fédéral d'incapacité.

Le président des Verts Balthasar Glättli accuse le gouvernement de se résigner à accepter des victimes sur la voie de la phase endémique. © Keystone
Le président des Verts Balthasar Glättli accuse le gouvernement de se résigner à accepter des victimes sur la voie de la phase endémique. © Keystone

ATS

Publié le 12.01.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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Sur Twitter, le PLR parle d'un soulagement de la société et de l’économie par la quarantaine raccourcie. Le parti demande toutefois aussi au gouvernement d'enfin présenter une stratégie de sortie de la crise sanitaire. Il ne veut pas d'une obligation stricte du télétravail et mise sur les vaccinations pour éviter une surcharge des hôpitaux.

Le président du PVL Jürg Grossen s'est également exprimé de manière positive, mais il se montre plus réservé. La réduction de l'isolement ou de la quarantaine est compréhensible, mais la situation reste critique. La charge de travail dans les unités de soins intensifs reste difficile à prévoir.

La durée des isolements et quarantaines sera réduite à cinq jours

L'objectif premier reste d'éviter une surcharge du système de santé, écrit le Centre. Compte tenu de la situation tendue avec un nombre de cas très élevé, il convient de rester vigilant afin de pouvoir réagir rapidement si nécessaire. Il est juste que le gouvernement n'ait pas décidé de renforcer les mesures pour l'instant.

Il n'est toutefois pas acceptable que la mise en quarantaine provoque des arrêts de travail si nombreux que les infrastructures et les services publics ne puissent plus être maintenus et que la prise en charge des patients dans les hôpitaux soit menacée.

"La réduction de la quarantaine à cinq jours est une solution pragmatique qui correspond aux enjeux de la situation actuelle", estime le vice-président du Centre, Charles Juillard.

Suppression immédiate

L'UDC demande elle la suppression immédiate de l'isolement et de la quarantaine: au vu de la situation, avec le variant Omicron qui est plus contagieux mais en général plus bénin et avec un nombre d'infections non-déclarées sans doute plus élevé, ces obligations n'ont plus de sens, écrit le parti.

Au contraire, l'absence au travail risque de paralyser l'économie et la société, avec des conséquences dangereuses pour la sécurité de l'approvisionnement.

Il est donc temps d'appréhender le Covid-19 comme une grippe normale et d'abandonner aussi les discriminations clivantes telles que le certificat sanitaire. Les gens doivent enfin pouvoir à nouveau être responsables d'eux-mêmes et se protéger par des mesures connues et efficaces comme l'hygiène et la distanciation.

Vives critiques

A gauche, les Verts critiquent vivement le Conseil fédéral. Le président du parti Balthasar Glättli accuse le gouvernement de se résigner à accepter des victimes sur la voie de la phase endémique.

Pour le Zurichois, c'est une stratégie à haut risque concernant les décès, les maladies avec des conséquences à long terme et la surcharge des infrastructures et du personnel de santé.

Il s'agit d'un problème de fond, estime Balthasar Glättli: la séance du Conseil fédéral de mercredi est symptomatique. Le gouvernement est incapable d'agir sur les grands thèmes et ne parvient pas à gouverner de manière prévoyante. Cette incapacité transparaît aussi dans la politique climatique et européenne et les violations des droits de l'homme en Chine.

Le PS apporte un soutien de principe aux décisions concernant les règles d'isolement et de quarantaine, a déclaré à Keystone-ATS le porte-parole du parti Nicolas Haesler.

Avec circonspection

Le parti salue également la consultation sur la prolongation des mesures jusqu'à fin mars. Dans cette situation de pandémie, le PS est favorable à une politique fondée sur des données scientifiques. Il est bon que le Conseil fédéral continue à disposer de la marge de manœuvre nécessaire pour réagir aux nouveaux développements.

De l'avis du PS, le gouvernement a globalement agi jusqu'à présent de manière circonspecte et il continue de le faire actuellement.

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