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Le PS défend son ticket féminin

Quelle femme pour remplacer Simonetta Sommaruga au Conseil fédéral? Le point en trois questions

Simonetta Sommaruga a pris de court le parti socialiste en annonçant sa démission la semaine passée. © Keystone
Simonetta Sommaruga a pris de court le parti socialiste en annonçant sa démission la semaine passée. © Keystone

Christian Rovere

Publié le 07.11.2022

Temps de lecture estimé : 5 minutes

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Conseil fédéral » La course à la succession de Simonetta Sommaruga s’est ouverte avec l’annonce, la semaine dernière, de la démission de la conseillère fédérale socialiste. La direction du parti veut présenter un ticket 100% féminin. Hier, il a défendu son choix dans la presse dominicale. Selon sa coprésidente Mattea Meyer, le parti socialiste s’engage pour l’égalité des droits. Cela vaut aussi en interne. Sans un ticket exclusivement féminin, il y a un risque de n’avoir plus que deux femmes au Conseil fédéral, souligne pour sa part, Cédric Wermuth, également coprésident du parti. Reste à savoir qui se présente et qui a renoncé. Le point en trois questions.

1 Quelle candidate s’est présentée?

Pour l’instant, aucune candidate ne s’est officiellement déclarée. La démission de Simonetta Sommaruga a pris de court le parti, raison pour laquelle plusieurs personnalités prennent encore le temps de la réflexion.

2 Qui réfléchit encore?

La conseillère aux Etats bâloise, Eva Herzog, âgée de 60 ans, est considérée comme l’une des favorites à la succession de la ministre socialiste. Elle était jusqu’au début 2020 ministre des finances de son canton. En tant que représentante d’un canton-ville et d’une région économiquement forte, elle a de bons arguments.

La conseillère nationale bernoise, Flavia Wasserfallen, réfléchit à une candidature. La politologue de 43 ans a été députée cantonale de 2002 à 2012, puis co-secrétaire générale du parti socialiste (PS) suisse jusqu’en 2018. Elle représente son canton à la Chambre du peuple depuis 2018 et a été désignée par son parti pour briguer un siège au Conseil des Etats l’an prochain.

Evi Allemann, conseillère d’Etat bernoise, a déclaré qu’elle souhaite examiner soigneusement une candidature. Avant d’être élue au gouvernement cantonal, elle avait siégé au Conseil national de 2003 à 2018. Elle avait également présidé l’Association transports et environnement (ATE) et la section bernoise de l’Asloca.

L’Argovienne, Pascale Bruderer, présidait le Conseil national il y a douze ans, lorsque Simonetta Sommaruga a été élue au Conseil fédéral. Elle est ensuite passée à la Chambre des cantons, avant de se retirer de la vie politique en 2019. Elle a annoncé qu’elle prendrait sa décision d’ici demain.

La conseillère nationale thurgovienne, Edith Graf-Litscher, âgée de 58 ans, a indiqué qu’elle réfléchit à une candidatures. Edith Graf-Litscher a récemment annoncé qu’elle ne briguerait pas un nouveau siège à la Chambre du peuple, où elle siège depuis 17 ans.

Elisabeth Baume-Schneider, jurassienne de 58 ans, réfléchit à une candidature. Elle possède une expérience gouvernementale: elle a été élue en 2002 au Gouvernement jurassien et l’a présidé de 2006 à 2008. Elle siège depuis 2019 au Conseil des Etats, dont elle préside la commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie.

3 Qui a déjà renoncé?

La conseillère nationale zurichoise, Priska Seiler Graf, est candidate au gouvernement cantonal et souhaite se concentrer sur la campagne pour les élections du 12 février prochain.

Jacqueline Fehr, ministre de la justice du canton de Zurich depuis huit ans, se représente pour un nouveau mandat. «Le Conseil d’Etat reste ma grande passion», a-t-elle tweeté.

La Saint-Galloise, Barbara Gysi, siège depuis onze ans au Conseil national. Elle vise le siège que Paul Rechsteiner laissera vacant en fin d’année au Conseil des Etats. La conseillère nationale bernoise, Nadine Masshardt, âgée de 38 ans, serait certes tentée un jour par un poste dans un exécutif. «Mais avec la meilleure volonté du monde, je ne peux pas m’imaginer devenir conseillère fédérale et être disponible 24 heures sur 24», a-t-elle expliqué.

A bientôt 35 ans, la conseillère nationale, Mattea Meyer, vient d’être réélue à la co-présidence du PS Suisse. Elle souhaite se concentrer sur les élections fédérales de 2023.

La conseillère aux Etats tessinoise, Marina Carobbio Guscetti, a présidé le Conseil national en 2019. En novembre de la même année, elle a été élue au Conseil des Etats. A 56 ans, la médecin est déjà candidate à un siège au gouvernement tessinois, dont les élections ont lieu en avril prochain.

Rebecca Ruiz, la conseillère d’Etat vaudoise souhaite, elle, se concentrer sur son mandat à la tête du département de la santé et de l’action sociale. La criminologue de 40 ans a siégé de 2014 à 2019 au Conseil national. La ministre vaudoise des infrastructures, Nuria Gorrite, privilégie aussi sa fonction. Elle a présidé l’exécutif cantonal de 2017 jusqu’au printemps dernier. ATS

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