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Le résultat avant les essais

Murat Yakin va aligner ses meilleurs joueurs ce soir (20 h 45) pour affronter l’Espagne

Murat Yakin: «Nous voulons conserver notre place en première division de cette Ligue des nations.» © Keystone
Murat Yakin: «Nous voulons conserver notre place en première division de cette Ligue des nations.» © Keystone

Laurent Ducret

Publié le 24.09.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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Football » Le temps des essais est bien révolu. A la veille de croiser le fer avec l’Espagne à Saragosse dans le cadre de la Ligue des nations, le sélectionneur de la Suisse Murat Yakin a tenu à rappeler cette évidence, à moins de deux mois du début de la Coupe du monde au Qatar. «Nous sommes placés devant une obligation de résultat pour la rencontre d’aujourd’hui et aussi celle de mardi contre la République tchèque. Nous voulons conserver notre place en première division de cette Ligue des nations, explique-t-il. Les meilleurs joueront ces deux matches. Mais les onze titulaires font face à une très grande concurrence à l’interne.»

L’unique inconnue avant ce 25e Espagne - Suisse réside dans le nom du demi appelé à évoluer aux côtés de Granit Xhaka et de Remo Freuler. Il y a match, en effet, entre Djibril Sow, victorieux de l’Europa League avec l’Eintracht Francfort mais encore à la recherche d’une performance de choix en sélection, et Denis Zakaria, éblouissant l’an dernier lors de la double confrontation avec l’Italie mais en manque cruel de temps de jeu. Sa dernière apparition remonte au 27 août avec une introduction à la 58e minute dans les rangs de la Juventus face à la Roma.

En manque de rythme

«Je suis heureux du retour de Zakaria parmi nous. Cela faisait une année que nous ne l’avions plus vu. Il nous apporte son dynamisme, souligne Murat Yakin. Maintenant, je dois encore lui parler, connaître son ressenti avant de me décider.» Aligner le Genevois ce soir comporte un risque dans la mesure où il ne possède plus vraiment le rythme de la compétition. Mais il est peut-être le seul capable par ses courses et par sa puissance de permettre à l’équipe de desserrer l’étreinte qu’elle s’apprête à subir.

Ainsi, Murat Yakin n’ignore pas l’ampleur de la tâche qui attend ses joueurs ce soir à la Romareda, que l’Espagne retrouvera pour la première fois depuis 19 ans et une défaite 1-0 devant la Grèce. «L’Espagne est l’une des meilleures équipes du monde. Je suis de très près le travail de Luis Enrique. Il mise beaucoup sur la relève, glisse Murat Yakin. Et en tant qu’ancien défenseur, j’admire la faculté des deux hommes de la charnière centrale à apporter le surnombre. Ils sont si forts sur le plan technique…»

Conserver le même élan

Mais le Bâlois assure que ses hommes ont le coffre pour s’opposer à la Roja. «Il faut s’inspirer de notre seconde période à Genève (où la Suisse avait été battue 1-0, ndlr) en juin dernier lors du premier match. Nous avions été capables de bousculer une grande équipe d’Espagne. Nous ne méritions pas de perdre ce match. Il faut conserver le même élan.»

Pour le sélectionneur, cette seconde période au Stade de Genève fut une sorte de tournant. Après la défaite 2-1 à Prague contre la République tchèque et le 4-0 du naufrage de Lisbonne face au Portugal, ses joueurs avaient sonné la révolte en quelque sorte. «C’est vrai que nous étions très mal partis dans cette Ligue des nations. Tout le monde n’était pas là au début», glisse Murat Yakin pour insister sans doute sur l’importance du rôle de Manuel Akanji. Son absence à Prague et à Lisbonne avait été cruellement ressentie. ats

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