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Lisa Mamié rejoint Flavia Rigamonti et Jérémy Desplanches

Publié le 16.08.2022

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Natation » La Suisse a vécu une folle journée hier à Rome. Lisa Mamié est devenue championne d’Europe du 200 m brasse moins de dix minutes après qu’Antonio Djakovic s’est paré d’argent sur 200 m libre.

Médaillée d’argent dans la discipline l’an dernier à Budapest, Lisa Mamié (photo Keystone) a offert à la Suisse le quatrième titre européen de son histoire en grand bassin. Elle rejoint la Tessinoise Flavia Rigamonti, sacrée sur 800 m en 2000 puis en 2008, et le Genevois Jérémy Desplanches, titré en 2018 sur le 200 m 4 nages. Troisième après 100 mètres et 2e après 150 mètres, Lisa Mamié a fait le forcing sur la dernière longueur de bassin pour s’imposer en 2’23’’27. Elle est certes restée à plus d’une seconde de son record de Suisse (2’22’’05), mais a pu conserver 0’’37 d’avance sur l’Italienne Martina Carraro (2e).

«Je ne réalise pas encore, peut-être ce sera le cas demain (aujourd’hui, ndlr). Je suis très, très contente. C’est une super sensation», a souligné la Zurichoise, fière d’écrire une page d’histoire de la natation suisse. «Cela signifie beaucoup d’être seulement la deuxième Suissesse à obtenir un titre européen.»

Antonio Djakovic avait permis à la délégation suisse de cueillir une deuxième médaille dans ces joutes, après celle d’argent conquise par son camarade de chambre Noè Ponti dimanche sur 100 m papillon. Le Thurgovien de 19 ans a seulement été devancé par le prodige roumain David Popovici (1’42’’97, record du monde junior).

Auteur d’un nouveau record de Suisse en demi-finales (1’45’’32), Antonio Djakovic ne s’est pas montré aussi rapide hier soir (1’45’’60). Mais ce chrono lui a suffi pour décrocher une deuxième médaille sur la scène internationale après le bronze glané sur 400 m lors des Mondiaux 2021 en petit bassin.

«J’étais très déçu d’avoir manqué de peu une médaille le premier jour (sur 4 x 200 m, où la Suisse avait fini 4e, ndlr). Je suis donc très heureux. Je me suis battu jusqu’au bout, ça a payé», a-t-il lâché au micro de la RTS, avant d’évoquer l’intouchable David Popovici. «J’étais encore proche de lui jusqu’aux 150 mètres, mais je dois encore travailler pour rivaliser avec lui», a-t-il souri.

Cette belle moisson helvétique, la plus prolifique de l’histoire à égalité avec Helsinki 2000 (1x or, 1x argent, 1x bronze) et Budapest 2021 (2x argent, 1x bronze), n’est peut-être pas terminée. Noè Ponti (200 m papillon) et Maria Ugolkova (200 m 4 nages) disputeront ainsi une finale aujourd’hui, avec certaines ambitions.

Noè Ponti a donc bien digéré son exploit de dimanche. Le Tessinois s’est qualifié pour la finale du 200 m papillon en signant le 3e temps des demi-finales (1’55’’28), grâce à une remarquable dernière longueur. Il peut rêver d’une nouvelle médaille, même si l’or est promis à Kristof Milak (1’53’’97 en demi-finales). La tâche de Maria Ugolkova, 6e des demi-finales du 200 m 4 nages en 2’12’’92, s’annonce plus délicate. Mais la médaillée de bronze des européens 2018 dans la spécialité peut titiller le podium si elle s’approche de son record national établi aux JO 2021 (2’10’’04). ATS

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