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Que deviennent nos places de la Gare à Bulle et Châtel?

Publié le 13.10.2022

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Journal de contrastes, La Liberté évoque dans le même numéro du 8 octobre le complexe immobilier de la gare de Bulle et le palais exubérant du facteur Cheval dans la Drôme.

L’ensemble hideux du Velâdzo (village en patois) est une baffe urbanistique: un seul type de fenêtre, un seul type de porte, des blocs austères, aucun décrochement ou animation de façade, une seule couleur pour l’ensemble. Sans parler des surfaces minérales, au choix, béton, pierre ou asphalte. Bonjour la réverbération de la chaleur en plein été! Et ce n’est pas trois ou quatre vasques végétalisées qui vont améliorer la situation.

Il y a exactement le même ensemble à Châtel-Saint-Denis, produit des mêmes constructeurs genevois. A dessein je n’utilise pas le terme «architectes». Ce serait un honneur immérité. Il y a grosso modo les mêmes à la place de la Gare de Morges. Mais que font nos services communaux et cantonaux chargés du devenir de nos villes et villages?

On ne suit pas cinq ans de formation pointue en Ecole d’architecture pour arriver à un gâchis pareil. Ces barres bétonnées sont hélas le produit de simples exécutants aux ordres de promoteurs affairistes. Merci à Jean-François Haas (La Der) de poser un doigt sévère sur ces aberrations.

Alors que les vieilles villes de Bulle ou de Châtel-Saint-Denis sont, même modestes, dignes de respect et de visite. En plus du réchauffement climatique, on laissera à nos enfants des quartiers entiers défigurés où on a juste une envie: fuir à la campagne. Pour autant qu’elle existe encore. Triste époque.

Xavier Koeb, architecte HES retraité, Châtel-Saint-Denis

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