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Une fête nationale violette

Du 29 au 31 juillet, le Collectif féministe sud-fribourgeois, mandaté par L’été au château, organise sa propre version de la fête nationale en ville de Bulle

Le collectif féministe s’occupera cette année de l’organisation du 1er Août bullois. © Collectif sud-fribourgeois
Le collectif féministe s’occupera cette année de l’organisation du 1er Août bullois. © Collectif sud-fribourgeois

Louis Birbaum

Publié le 25.07.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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Société » «Un 1er Août à Bulle peut aussi promouvoir l’inclusion, la diversité et la bienveillance», lance Cloé Vallélian, présidente du Collectif féministe sud-fribourgeois. C’est pour cela, commente-t-elle, que leur événement s’appelle «La fête nationale pour tous·x·tes». Le collectif souhaite ainsi promouvoir les idées féministes à travers la culture durant les trois jours de fête nationale dont il s’occupera, du 29 au 31 juillet, à Bulle. A noter que le jour même du 1er août sera, quant à lui, encadré par la Société de développement de Bulle et environs, mandatée tout comme le collectif féministe par l’association des acteurs culturels bullois L’été au château.

Vie culturelle inclusive

Pour célébrer le 1er Août cette année, ce seront des artistes et des artisans qui soutiendront le message des organisatrices: «Il n’y aura pas de stand militant féministe, mais la programmation est profondément inclusive», explique Johana Morand, 24 ans et membre du collectif. On pourra ainsi retrouver un théâtre d’improvisation à destination des enfants, qui aura dans l’idée de casser les stéréotypes de genre, mais aussi des artistes musicaux engagés.

«La programmation est profondément inclusive»
Johana Morand

Le but de cette diversité est, pour le collectif, de toucher toutes les générations et un large public. De plus, le collectif a mis un point d’honneur à ce que les femmes occupent des rôles importants dans chaque partie de l’organisation: une technicienne a par exemple été engagée, les femmes étant lourdement sous-représentées dans ce domaine. Pour renforcer cette inclusivité, le collectif mise aussi sur la charte Aretha, une mesure développée par l’association Mille Sept Sans permettant de prévenir le harcèlement dans les espaces publics et de rendre ces derniers sécurisants.

Le futur de Bulle

La présidente du collectif évoque ce que leur a apporté l’organisation de cet événement en tant que groupe ancré à Bulle: «Ça nous a permis de nous faire des contacts avec d’autres acteurs culturels locaux. Notre but est maintenant de créer des projets avec eux», confie Cloé. D’autres membres comme Nina Hayoz, 27 ans, trouvent que la ville de Bulle a pris une tournure nouvelle et positive en matière d’inclusivité, avec la récente organisation de la Pride par exemple: «J’espère que ça continuera sur cette lancée. Il y a un nombre croissant de personnes ouvertes et désirant une plus grande inclusivité dans la région.»

Les membres du collectif estiment qu’avoir organisé durant ces derniers mois un événement de cette ampleur leur a apporté de nombreuses compétences qui leur seront utiles pour leurs futurs projets. «Même si ça a pu être dur, on est très fières de nous. On ne pensait pas qu’on allait réussir à faire quelque chose qu’on aimerait autant. On n’attend plus que ça!» conclut Nina.

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