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Parle-moi de ton taf: au service du pape à 22 ans

Florent Després, 22 ans, est garde suisse et travaille auprès du pape depuis plus d’un an

Florent Després (à droite) à son poste de hallebardier. © Florent Després
Florent Després (à droite) à son poste de hallebardier. © Florent Després

Estelle Rotzetter

Publié le 21.11.2022

Temps de lecture estimé : 2 minutes

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«A 21 ans, j’ai quitté la Suisse pour intégrer la garde pontificale. L’expérience de manière générale me correspondait sur différents points. Pour moi, c’était l’occasion de découvrir une nouvelle ville, une autre culture et d’apprendre l’italien. J’ai aussi eu l’opportunité d’approfondir ma foi et de comprendre comment fonctionne l’Eglise. Quant à la camaraderie, c’est quelque chose qui me plaisait particulièrement à l’armée et que j’ai pu retrouver au Vatican.

Pour devenir garde suisse, il faut tout d’abord remplir certains critères. Une fois la candidature envoyée, des examens sont effectués chez le recruteur à Glaris. S’ensuit un entretien d’environ une heure, cette fois-ci avec le commandant et le chapelain. Si durant cette discussion ils estiment que la personne serait un atout pour la garde, la prochaine étape serait l’école de recrues. Un mois d’apprentissage au Vatican, suivi d’un deuxième mois de formation, assuré par la Police cantonale tessinoise. Enfin, on est prêt à intégrer la garde.

Actuellement je suis hallebardier. Les postes où je me situe sont, généralement, les entrées et le palais apostolique. Une partie du travail est axée sur la sécurité, c’est-à-dire surveiller les entrées ou assurer la protection du pape durant les audiences hebdomadaires. Je suis aussi amené à participer au service d’honneur qui consiste à présenter les honneurs militaires, comme lors de la visite d’un président.

Sur le papier, mon emploi du temps est assez répétitif mais en réalité chaque journée est différente. Je fais la rencontre de gens venant de partout dans le monde. En une année au Vatican, j’ai vécu autant de choses qu’en cinq ans en Suisse. C’est une aventure riche en expériences qui grave des souvenirs pour la vie. Je suis très chanceux d’avoir eu l’opportunité de tenter un tel métier.» 

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