La Liberté

Chronique de voyage en Amérique centrale

Voilà maintenant un peu plus de trois mois que j’ai quitté la Suisse. Après avoir visité le Québec, je me suis rendu au Mexique, au Bélize et maintenant au Guatemala.

Marché Benito Juaréz, à Oaxaca ©Kilian Richard
Marché Benito Juaréz, à Oaxaca ©Kilian Richard

Kilian Richard

Publié le 14.11.2022

Temps de lecture estimé : 5 minutes

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Voyage » À l’heure de l’écriture de cette chronique, j’ai déjà visité trois pays : le Mexique, le Bélize et le Guatemala. En quatre semaines de voyage, j’ai découvert les états de Mexico City, de Oaxaca, de Las Chiapas, le Yucatan et le Quintana Roo au Mexique. Laissez-moi vous raconter quelques-unes de mes aventures :

Mexico city, ma première destination, est une de mes expériences marquantes : c’est une ville gargantuesque abritant 28 millions d’habitants. J’y ai vécu un concentré du Mexique entre la street food, les pyramides toltèques, les rues colorées aux multiples murales, l’architecture coloniale et la fameuse lucha libre (catch mexicain, ndlr.). Ce fut un dépaysement total de par l’intensité organique de la ville, qui grouille littéralement. Les codes culturels sont différents et les gens vous accostent pour vous vendre toutes sortes de choses : des tamales (spécialité mexicaine à base de maïs, ndlr.), des jouets pour enfants, de la drogue... Les marchés sont aussi une expérience marquante : poulets vivants, légumes, épices, nourriture, textiles, poissons, bonbons, pâtisseries, cigarettes, encens... C’est un chaos de sensations ! Les odeurs et les couleurs se lient au rythme des interpellations des femmes en costume traditionnel. Je pense que les couleurs sont ce qui marque le plus, en tant qu’européen. En effet, les églises sont riches en dorures et leurs façades resplendissent entre l’ocre, le jaune, l’orange ou le vert. Quant aux rues, elles forment une cacophonie arc-en-ciel. A contrario de la culture occidentale, héritière de la pensée rationaliste, organisée et hiérarchisée, l’Amérique latine fière de son héritage maya oppose une autre manière de voir le monde. Et c’est ce chaos organique, vertigineux qui nous bouscule et nous émeut, créant un choc culturel.

«Une autre grande richesse de ce voyage est sans aucun doute les rencontres éphémères.»

Une autre grande richesse de ce voyage est sans aucun doute les rencontres éphémères. Voyageant seul, les rencontres se font plus facilement. En effet, en tant que backpackers au même mode de vie, hors de notre vie quotidienne, les gens se parlent plus aisément dans les auberges de jeunesse. De cette façon, j’ai fait la rencontre de français avec qui j’ai fait l’expérience magnifique du carnaval de la ville de Mérida et ses magnifiques costumes de flamants roses, de paons, et oiseaux tropicaux. Nous avons voyagé ensemble à Valladolid pour visiter l’une des sept merveilles du monde moderne, Chichen Itza, et avons beaucoup ri en plongeant dans les cénotes sacrées de la jungle tropicale. J’ai fait également la rencontre d’anglais, de polonais, australiens ou encore de portugais avec qui j’ai échangé au sujet des mœurs respectifs de nos pays. Partageant des soupers cuisinés ensemble pour enfin manger un peu plus sainement (histoire de changer des tacos…), nous avons échangé des conseils sur nos itinéraires respectifs. De cette façon, bien qu’ayant un niveau plutôt médiocre en anglais, je me suis rendu compte que j’ai tout de même progressé bien plus vite que ce que je pensais face à la nécessité de la conversation.

Une île paradisiaque

Une fois mon séjour au Mexique terminé, je me suis rendu à Caye Caulkner, une île du Bélize. Ce pays anglophone enclavé entre le Mexique et le Guatemala, à la culture caraïbéenne, est paradisiaque. Ce fut l’occasion de m’essayer au snorkeling (activité de loisir aquatique d'observation des fonds et des espèces vivantes sous-marines, ndlr.) afin d’observer la deuxième plus grande barrière de corail au monde et d’y voir requins nourrices, lamantins, tortues, dauphins, et autres poissons multicolores. J’y ai aussi dégusté l’une des meilleures cuisines du monde : du riz à la noix de coco, des bananes plantins, du poulet barbecue cuisiné traditionnellement, au rythme du reggae et face à de splendides couchers de soleil.

«En Amérique latine, ne comptez pas sur votre anglais pour parler avec les locaux ! Il est indispensable d’avoir quelques bases d’espagnol.»

Voilà maintenant cinq jours que je suis au Guatemala. J’ai déjà exploré Tikal, une ancienne citadelle maya située au cœur des forêts tropicales du nord du pays, ainsi que Semuc Champey, une rivière bleu azur situé au cœur de montagnes vertigineuses. On y accède en 4x4 (à l’arrière debout, bien entendu, car « la sécurité avant tout ») sur des routes escarpées et étroites avec de multiples dos d’âne. Il y a de quoi être malade, mais cela vaut le coup et c’est l’aventure ! Je me suis également rendu au lac Atitlan, l’un des plus beaux lacs du monde, entouré de volcans, pour y suivre une semaine de cours d’espagnol. En Amérique latine, ne comptez pas sur votre anglais pour parler avec les locaux ! Il est indispensable d’avoir quelques bases d’espagnol. Après cela, je me rendrai à Antigua, afin d’entreprendre un trek sur le volcan Acatenango durant deux jours avec l’espoir d’avoir une vue imprenable sur le volcan Fuego, en éruption. Enfin, il me restera un pays à visiter, le Costa Rica et sa nature luxuriante, avant de rentrer en Suisse pour Noël.
 

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