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Antoino, sous le soleil de la mélancolie

«J’avais beaucoup de mal à parler de mes sentiments à mes proches, alors j’ai essayé de l’écrire», confie l’artiste. © LalBa Photography
«J’avais beaucoup de mal à parler de mes sentiments à mes proches, alors j’ai essayé de l’écrire», confie l’artiste. © LalBa Photography
Publié le 10.01.2022

Temps de lecture estimé : 2 minutes

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Coup de cœur » Polyvalent et autonome, le rappeur fribourgeois Antoino tient à sa liberté créative. Il sera en concert fin janvier au Nouveau Monde.

Antoine Raemy, Antoino de son nom d’artiste, s’est mis à rapper dans sa chambre il y a quatre ans. Un besoin d’extérioriser, de mettre des mots sur ce qu’il avait du mal à exprimer: «J’avais beaucoup de mal à parler de mes sentiments à mes proches, alors j’ai essayé de l’écrire», explique-t-il. Depuis, et du haut de ses 18 ans, son rap est sorti de sa chambre.

Autonome et très créatif, il a fait le choix audacieux d’être seul aux commandes: écriture, composition, mixage, tout semble couler de source pour le jeune homme. «J’ai commencé seul, parce que je n’avais pas le choix. Mais ça me permet de rester très libre dans mon processus créatif», sourit le Fribourgeois. Un processus plein d’étapes qui n’effraient pas le moins du monde Antoino, pourtant bien occupé avec ses études à l’ECG: «Ça fait beaucoup de travail, mais j’ai la chance de pouvoir me fixer mes propres limites.»

Enfant déjà, Antoine baigne dans la musique: «J’ai commencé le piano vers six ans, et j’en ai fait durant sept ans au conservatoire, en jazz. Il y avait énormément de place laissée à l’improvisation, et je pense que cela m’aide beaucoup pour composer aujourd’hui», explique le jeune homme. Inspiré par des artistes comme le pianiste Sofiane Pamart ou le rappeur français Bekar, Antoino définit sa musique comme mélancolique: «C’est le mot qui me définit le mieux et qui définit le mieux ce que je crée.» Son second EP, intitulé Soleil tue et sorti en juillet, a rencontré un franc succès: «Au fil du temps, je suis passé par plein de phases dans la création, je me suis un peu cherché. Soleil tue, c’est un EP qui me ressemble et qui a la couleur que je voulais», confie le jeune homme.

Pour l’instant, pas de précipitation, l’album attendra. Humble, Antoino avoue avoir encore beaucoup de choses à apprendre. Néanmoins, il est prêt à remonter sur scène lors d’un concert au Nouveau Monde le 21 janvier: «La scène ça procure des émotions que je n’ai ressenties nulle part ailleurs. Avec mon ami Lephar, qui m’accompagne sur scène comme DJ, on a beaucoup travaillé le live. On est prêts à tout donner!» conclut Antoino.

Elsa Rohrbasser

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