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L’Union européenne veut contrer la Chine

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Publié le 02.12.2021

Routes de la soie » Bruxelles veut rivaliser avec Pékin dans les projets d’infrastructures avec 300 milliards d’euros.

Bruxelles a annoncé hier vouloir mobiliser jusqu’à 300 milliards d’euros (312 milliards de francs) de fonds publics et privés d’ici à 2027 dans des projets d’infrastructures à travers le monde. L’Europe veut ainsi répondre à l’influence grandissante de la Chine.

Réseaux de fibre optique, infrastructures de transports, Réseaux d’énergie propre… Le projet, baptisé Global Gateway (Portail mondial), rassemblera des ressources de l’UE, des 27 Etats membres, des institutions financières européennes et des institutions nationales de développement, ainsi que des investissements du secteur privé pour mieux connecter l’Europe.

Le «numérique, la santé, le climat, les secteurs de l’énergie et des transports, ainsi que l’éducation et la recherche, seront une priorité», a souligné la Commission qui s’est appliquée à ne pas mentionner la Chine dans sa communication, même si son projet concurrencera la stratégie des «Nouvelles routes de la soie». Face à Pékin, Bruxelles entend incarner un modèle plus vertueux en matière de droits humains. «Nous voulons des projets qui soient mis en œuvre avec un haut niveau de transparence, de bonne gouvernance et de qualité», a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Pékin a lancé en 2013 sa stratégie mondiale d’investissement des «Nouvelles routes de la soie», projet phare du président Xi Jinping. Officiellement appelé «la Ceinture et la Route», il vise à développer les infrastructures terrestres et maritimes pour mieux relier la Chine à l’Asie, l’Europe et l’Afrique. L’Empire du Milieu y a déjà engagé près de 140 milliards de dollars d’investissements, selon ses données officielles.

Les Occidentaux y voient un outil d’influence de la Chine sur les pays pauvres. Ils reprochent à Pékin d’inciter les pays émergents au surendettement, critiquent des appels d’offres non transparents, soupçonnent des pratiques de corruption et dénoncent le non-respect des droits humains, sociaux et environnementaux. Global Gateway «est un nouveau signe de la détermination nouvelle de l’UE à s’imposer», a déclaré l’eurodéputé Bernard Guetta, membre de la Commission des Affaires étrangères au Parlement européen. ats/afp

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