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La nuit des morts-vivants

Julien Schmutz met en scène Le Joker de l’auteur québécois Larry Tremblay, «une pièce de zombies»

Le Joker du Magnifique Théâtre utilise des images 3D dans une esthétique de bande dessinée. © Guillaume Perret
Le Joker du Magnifique Théâtre utilise des images 3D dans une esthétique de bande dessinée. © Guillaume Perret

Elisabeth Haas

Publié le 03.11.2022

Temps de lecture estimé : 5 minutes

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Nuithonie » Le joker, c’est cette carte magique qui peut remplacer toutes les autres dans un jeu. C’est le méchant emblématique et grimé de Batman, personnage issu de la culture américaine des comics. En français québécois, c’est aussi, et plus simplement, le blagueur, celui qui fait une blague, un joke. Quand Larry Tremblay écrit Le Joker, c’est à toutes ces significations populaires qu’il fait référence. Et quand Julien Schmutz s’empare en première européenne de la pièce du dramaturge canadien, il joue de ces multiples visages du joker. Une dizaine de représentations ont lieu à Nuithonie jusqu’au 13 novembre.

Il faut garder en tête ce fond de jeu, de légèreté. Car si le metteur en scène fribourgeois décrit bien le spectacle comme «une pièce de zombies», il précise immédiatement: de zombies «poétiques». Larry Tremblay utilise la figure grotesque du mort-vivant récupérée par le cinéma d’épouvante comme «prétexte pour parler de fond», c’est-à-dire de la peur: «Il utilise l’im

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