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Tricky, l’âme en miettes

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Tricky en 1999. Quatre ans après la naissance de sa fille Mazy Mina et la sortie de son disque Maxinquaye, soit le nom de sa mère, qui s’est suicidée alors que Tricky avait 4 ans. © Keystone/AP Photo/Mercury Records
Tricky en 1999. Quatre ans après la naissance de sa fille Mazy Mina et la sortie de son disque Maxinquaye, soit le nom de sa mère, qui s’est suicidée alors que Tricky avait 4 ans. © Keystone/AP Photo/Mercury Records
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19.09.2020

Endeuillé, le légendaire artiste trip-hop tente d’évacuer sa peine sur un nouvel album aussi bouleversant que convaincant

Jean-Philippe Bernard

Musique » «Je hais cette putain de douleur.» La voix tombe comme le brouillard sur un crépuscule de novembre. Un esprit malfaisant a dérobé la lumière. Le cœur de Tricky est à l’heure du noir total. Là-bas, un piano et une trompette gémissent non loin d’une guitare slide en embuscade. Hate This Pain est le titre le plus impressionnant de Fall To Pieces, le nouvel album du fauve de Bristol. L’an dernier, l’homme a perdu Mazy Mina sa fille de 24 ans née de sa relation avec la chanteuse Martina Topley Bird. La jeune femme a succombé d’un mal mystérieux. Ce deuil donne, on s’en doute, la couleur des 11 chansons de Fall To Pieces.

Depuis Berlin, ville où il s’est exilé voici quelques années, Tricky a enregistré cet opus sombre tout au long duquel le trip-hop d’hier fait de la résistance entre deux bouffées électro et quelques beats bluesy ou hip-hop.

Tricky et Nick Cave aussi

A l’exception notable de sa performance désespérée sur Hate This Pain et sur le renversant Like A St

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