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Marianna Gawrysiak, La Tour-de-Trême

Marianna Gawrysiak, La Tour-de-Trême © Alain Wicht
Marianna Gawrysiak, La Tour-de-Trême © Alain Wicht
Publié le 13.01.2022

Temps de lecture estimé : 2 minutes

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La lectrice en Liberté

Vieillir » Originaire de Budapest, Marianna, 60 ans, passe son diplôme en psychologie à l’Université de Genève avant de s’orienter vers la gérontologie. Un domaine qu’elle explore depuis plus de 30 ans en tant que psychologue psychothérapeute sollicitée de toute part sur la thématique de la maladie d’Alzheimer. Un thème que cette experte de l’âme humaine aborde avant tout avec le cœur, au prisme de l’émotion.

Marianna, dans quel monde avez-vous grandi?

Je suis née à Budapest à l’époque où on disait de la Hongrie qu’elle était la baraque la plus joyeuse d’Europe de l’Est. Et c’était vrai! Le pays était prospère, très moderne, en particulier sur la question de l’égalité des sexes. Les femmes votaient depuis 1918, ma mère avait un poste important et mon père savait tout faire, y compris le ménage et la cuisine. Il y avait une vie culturelle extrêmement riche, on allait à l’opéra, voir des expos et étudier la beauté de l’architecture.

Très consulté, votre site internet pose un regard plein d’humanité sur la vieillesse, dans toute sa complexité. L’empathie, c’est votre moteur?

Vous savez, on ne choisit pas la psychologie pour rien. En gérontologie, les émotions sont là, comme la souffrance et les moments difficiles, mais aussi le dévouement, la solidarité… c’est ça qui me touche.

Au fait, vieillir, ça s’apprend?

Oui ça s’apprend, on voit d’ailleurs de plus en plus en plus de gens qui avancent en âge en restant passionnés et actifs. Et grâce aux progrès de la médecine, on arrive parfois à la retraite avec 20, 30, parfois 40 ans à vivre, c’est du jamais-vu dans l’histoire de l’humanité et je crois qu’on est juste en train d’apprendre.

Et vous, quelle vieille femme espérez-vous devenir?

J’aimerais rester cette femme curieuse, un peu enquiquineuse parfois et intéressée par le monde qui l’entoure. Continuer à m’agacer, sortir de mes gonds, conserver mon petit caractère paprika! (rires)

Avec qui partageriez-vous volontiers un café?

Si c’est un Nespresso, avec George forcément! (rires)

Pas Barack? J’ai entendu dire que vous entreteniez des liens privilégiés avec l’ancien président des USA…

(Elle rit) Nous l’avons rencontré par hasard avec mon compagnon à Baden-Baden. J’ai été tellement surprise que je lui ai dit «Bonsoir Monsieur Obama»… Il s’est montré vraiment gentil et chaleureux, on a échangé quelques mots, en anglais cette fois! (rires)

Votre mot de la fin?

Carpe Diem. Ae

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