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Chacun est enkysté par ses ancêtres

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Carole Martinez a écrit Les roses fauves (chez Gallimard), roman tout bonnement époustouflant. DR
Carole Martinez a écrit Les roses fauves (chez Gallimard), roman tout bonnement époustouflant. DR
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20.10.2020

Angélique Eggenschwiler

Le mot de la fin

Je viens de terminer la lecture des Roses fauves, roman époustouflant de Carole Martinez. Ça parle de souvenirs encombrants, de femmes fantômes qui peuplent la mémoire des vivants et «s’octroient le droit de les habiter comme des maisons vides».

C’est plein de boiteuses et de fulgurances, une histoire de mémoire andalouse qui prend la poussière dans une armoire bretonne, scellée dans des cœurs de taffetas.

L’auteure a cette expression, une formule que tous les gratte-papier qui trébucheront sur ses mots voudront lui voler: ses héroïnes sont «enkystées» par leurs souvenirs. Car c’est bien de cela qu’il est question ici, le poids des morts dans notre chair, la façon dont ils boursouflent chaque parcelle de notre existence et nous habitent, à notre insu souvent.

Sous la plume de Carole Marti

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