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Weinstein attend son verdict après un âpre procès à Los Angeles

Près de 90 femmes, dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette, ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires (archives). © KEYSTONE/AP/Etienne Laurent
Près de 90 femmes, dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette, ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires (archives). © KEYSTONE/AP/Etienne Laurent


Publié le 03.12.2022
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Le sort du magnat déchu d'Hollywood Harvey Weinstein est désormais dans les mains des jurés, partis délibérer vendredi après presque deux mois d'un procès incendiaire à Los Angeles. Combative, sa défense a tenté de décrédibiliser ses accusatrices.

Accusé de viols et d'agressions sexuelles, l'ancien "roi" américain du cinéma de 70 ans a déjà été condamné à New York en 2020 à 23 ans de prison pour des faits similaires. Au cours de ce nouveau procès, quatre femmes témoignant de manière anonyme ont accusé le producteur de les avoir contraintes à des relations sexuelles dans des hôtels de Beverly Hills et de Los Angeles entre 2004 et 2013.

Une cinquième a finalement refusé de témoigner. Après des semaines d'audiences éprouvantes, souvent interrompues par les sanglots des victimes, l'accusation a dépeint M. Weinstein comme un ogre tout-puissant, dont la mainmise sur Hollywood a longtemps empêché ses victimes de parler, par peur de répercussions sur leur carrière.

"Règne de terreur"

"Il n'y a aucun doute qu'Harvey Weinstein était un prédateur", a lancé la procureure dans son réquisitoire. "Et comme tous les prédateurs, il avait une méthode", a-t-elle insisté, en appelant les jurés à "mettre un terme à son règne de terreur".

"Les hôtels étaient son piège. Confinées entre ces murs, les victimes ne pouvaient pas échapper à sa masse imposante", a résumé la procureure, en s'appuyant sur les similarités entre les témoignages.

L'ex-producteur, qui a toujours assuré que toutes ses accusatrices étaient consentantes, a refusé de témoigner pendant l'audience. Pour lui, les enjeux sont de taille. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à plus de 100 années supplémentaires derrière les barreaux.

Le verdict de ce nouveau procès à Los Angeles est aussi particulièrement important, car, après un refus initial de la justice, la cour suprême de New York l'a finalement autorisé en août à faire appel de sa condamnation de 2020, qui avait constitué une victoire majeure du mouvement #MeToo.

Au total, près de 90 femmes, dont les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette, ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires, certaines remontant à 1977.

L'ex-producteur est également inculpé au Royaume-Uni pour des agressions sexuelles qui remonteraient à 1996.

ats, afp

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