La Liberté

20.09.2020

Trump promet un nom pour la cour suprême "la semaine prochaine"

Donald Trump a déjà nommé deux juges à la cour suprême durant son mandat. © KEYSTONE/EPA/Chris Kleponis / POOL
Donald Trump a déjà nommé deux juges à la cour suprême durant son mandat. © KEYSTONE/EPA/Chris Kleponis / POOL
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20.09.2020

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi qu'il proposerait un nom "la semaine prochaine" pour pourvoir le poste laissé vacant à la cour suprême après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg. Il s'agira "probablement" de celui d'une femme, a-t-il ajouté.

"On aura un nominé très rapidement", a déclaré le président républicain avant de s'envoler pour une réunion de campagne en Caroline du Nord. "Nous voulons respecter le processus. Je pense que cela va aller très vite", a-t-il ajouté.

"Ce sera très probablement une femme", a-t-il encore dit. "Si quelqu'un me demandait, je dirais qu'une femme serait la mieux placée", a-t-il poursuivi. "Le choix d'une femme serait assurément judicieux", a-t-il insisté.

L'opposition démocrate lui demande de ne pas nommer de nouveau juge avant l'élection présidentielle du 3 novembre. Elle a reçu l'appui de la sénatrice républicaine modérée Susan Collins.

Sénatrice républicaine opposée

"Étant donné la proximité de l'élection présidentielle, je ne pense pas que le Sénat devrait voter sur le candidat retenu avant le scrutin", a écrit dans un communiqué l'élue du Maine, qui mène une campagne difficile pour conserver son siège. Elle est la première élue du parti républicain à prendre position en ce sens.

Les républicains disposent d'une majorité de 53 élus contre 47 aux démocrates à la chambre haute du congrès des États-Unis. Susan Collins fait partie de la poignée d'élus modérés qui pourraient faire défaut en cas de vote d'approbation d'un nouveau juge.

"Nous devons agir équitablement et de manière cohérente, quel que soit le parti au pouvoir", a encore estimé Susan Collins, en référence au refus des sénateurs républicains d'auditionner le candidat à la cour suprême choisi par le président démocrate Barack Obama en 2016, sous prétexte que l'élection était trop proche.

La doyenne de la cour suprême Ruth Bader Ginsburg est morte vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, laissant vacant un poste très influent. Elle était une championne de la cause féministe qui, avant même d'entrer à la haute cour, avait contribué à démanteler une série de discriminations légales pesant sur les femmes.

ats, afp

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