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Retrouver la culture du dialogue et son esprit pionnier

La visite de Plateforme 10, le pôle muséal vaudois, constituera le point d'orgue du voyage à Lausanne d'Ignazio Cassis. Le public pourra accéder gratuitement aux trois musées (archives). © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
La visite de Plateforme 10, le pôle muséal vaudois, constituera le point d'orgue du voyage à Lausanne d'Ignazio Cassis. Le public pourra accéder gratuitement aux trois musées (archives). © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
Alain Berset et la conseillère aux Etats Andrea Gmuer ont participé à la fête organisée à Lucerne. © KEYSTONE/PHILIPP SCHMIDLI
Alain Berset et la conseillère aux Etats Andrea Gmuer ont participé à la fête organisée à Lucerne. © KEYSTONE/PHILIPP SCHMIDLI


Publié le 31.07.2022
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La célébration de la Fête nationale a débuté dimanche dans de nombreuses communes. Face aux défis actuels, Alain Berset, Simonetta Sommaruga et Ignazio Cassis ont appelé le pays à retrouver la culture du dialogue et son esprit pionnier tout en défendant ses valeurs.

"A l'occasion de la Fête nationale, rappelons-nous ce qui nous unit vraiment", a lancé Alain Berset à Lucerne. Le Fribourgeois a déploré que la culture des médias sociaux ait bouleversé le débat politique. Pour certains, l'intransigeance est devenue une qualité, "alors qu'elle n'est en réalité qu'une attitude de blocage."

A ses yeux, les polémiques de ces dernières années ont affaibli la Suisse. Sa culture politique parfois compliquée et sa diversité étonnante ne peuvent s'épanouir que si l'on se rappelle que "seules les bonnes solutions nous renforcent".

La Suisse a le choix

"La crise du coronavirus a montré que nous avons le choix en tant que société", a rappelé M. Berset. Le choix de relever ces défis grâce à notre culture du débat ou de camper sur nos positions en méprisant les autres.

Pour relever les grands défis qui nous attendent, comme la guerre, la pénurie, l'inflation, le réchauffement climatique ou la prévoyance vieillesse, il est devenu encore plus important de se rapprocher les uns des autres. Le socialiste s'est montré optimiste à cet égard: nous savons tous que nous ne devons pas nuire à la culture politique, a-t-il dit.

Prendre son destin en main

Simonetta Sommaruga a elle aussi évoqué le changement climatique et le tournant énergétique. "On ne peut pas continuer comme ça (...) nous devons prendre notre destin en main", a martelé la ministre de l'énergie à Saas-Balen (VS).

Alors que la Russie ferme les vannes de ses gazoducs, l'eau est plus précieuse que jamais. Il convient de développer les énergies indigènes que sont l'éolien, le photovoltaïque et l'hydraulique avec l'esprit pionnier qui a prévalu par le passé, notamment en Valais.

La conseillère fédérale a rappelé que la Suisse a déjà connu un tournant énergétique après la Première Guerre mondiale. Elle avait alors développé l'hydraulique afin de se libérer de la dépendance de l'étranger et du charbon. "Maintenant, c'est au tour de la génération actuelle d'agir." Ce développement doit concilier les intérêts énergétiques et environnementaux, a conclu la ministre.

"Rien n'est acquis"

Face à la crise en Ukraine, Ignazio Cassis a de son côté souligné que rien n'était acquis, ni notre liberté, ni notre indépendance, ni notre sentiment de sécurité. "Nous avons peut-être été gâtés pendant de longues années et nous avons peu à peu renoncé à lutter pour des choses que l'on pensait acquises", a-t-il dit dans une interview à la RTS.

Lundi, le président de la Confédédation parcourra le pays à bord d'un train spécial. Parti de Lugano (TI), il s'arrêtera à Kronau (ZH) pour un brunch à la ferme, puis à Granges (SO) et Yverdon (VD) avant de terminer à Lausanne. Il y visitera les trois nouveaux musées de Plateforme 10 avant de gagner le bord du lac, à Ouchy, pour la cérémonie officielle.

A une année des élections fédérales, le ministre des affaires étrangères, élu en 2017 au gouvernement, s'est dit prêt sur la RTS à rester dix ans au Conseil fédéral, soit jusqu'en 2027.

Ballet de drones

Les festivités étaient organisées dimanche soir déjà dans nombre de communes, comme à Bâle, où onze concerts étaient prévus sur les bords du Rhin. Les festivités ont commencé avec une démonstration de bateaux-pompes et devaient culminer à 23h00 avec le feu d'artifice. Les organisateurs attendaient près de 100'000 spectateurs.

Malgré la sécheresse, Bâle-Ville n'a pas décrété d'interdiction générale des feux d'artifice, contrairement à de nombreux autres cantons.

La pyrotechnie étant confrontée au changement climatique et autres pressions des protecteurs des animaux, la technologie permet de réinventer les spectacles du 1er août. Certains sont basés sur les drones, comme à Crans-Montana (VS), Hauterive (NE), Cudrefin (VD) Bienne ou Berne. Mais l'offre reste encore assez confidentielle, les opérateurs agréés se comptant sur les doigts de la main en Suisse.

Pour pouvoir organiser des spectacles de drones, il faut une autorisation de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Ceci notamment parce que plusieurs drones volent en même temps. L'autorisation n'est pas propre à des événements spécifiques, mais porte sur l'exploitation en tant que telle des engins.

La procédure d'autorisation comprend un contrôle de sécurité afin de s'assurer que l'exploitant respecte les exigences et les restrictions d'un tel usage de drones, a déclaré le porte-parole de l'OFAC Christian Schubert à Keystone-ATS.

ats

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