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Le CICR a pu voir davantage de prisonniers ukrainiens et russes

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) présidé par Mirjana Spoljaric demandait depuis longtemps de pouvoir à nouveau rendre visite à des prisonniers de guerre liés au conflit ukrainien (archives). © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) présidé par Mirjana Spoljaric demandait depuis longtemps de pouvoir à nouveau rendre visite à des prisonniers de guerre liés au conflit ukrainien (archives). © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) présidé par Mirjana Spoljaric demandait depuis longtemps de pouvoir à nouveau rendre visite à des prisonniers de guerre liés au conflit ukrainien (archives). © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) présidé par Mirjana Spoljaric demandait depuis longtemps de pouvoir à nouveau rendre visite à des prisonniers de guerre liés au conflit ukrainien (archives). © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI


Publié le 08.12.2022
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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pu voir davantage de prisonniers de guerre ukrainiens et russes ces dernières semaines. D'autres visites sont prévues à la fin du mois, a annoncé jeudi l'organisation à Genève.

Le CICR était au centre d'une polémique provoquée par l'Ukraine ces derniers mois, Kiev l'accusant de ne pas en faire suffisamment pour les proches des familles de détenus. Même le président Volodymyr Zelensky s'en était pris récemment de manière virulente à lui. Il avait parlé de "l'autodestruction de la Croix-Rouge en tant qu'organisation autrefois respectée", soulignant un manque de soutien.

Face à ces accusations, l'organisation avait rétorqué qu'elle ne pouvait pas mener de visites si l'accès ne lui est pas garanti. Le directeur général Robert Mardini avait lui-même rejeté tout manque d'engagement de la part de ses collaborateurs.

La semaine dernière, le CICR a pu voir des détenus ukrainiens lors d'une visite de deux jours. Une autre a été organisée cette semaine. Pendant la même période, plusieurs ont également été menées auprès des prisonniers de guerre russes.

Messages aux proches

Les collaborateurs du CICR cherchent à contacter tous les proches. Les détenus leur ont demandé de relayer de courts messages d'affection, les enjoignant de ne pas s'inquiéter. Certains souhaitent recevoir des cigarettes, des vêtements ou des sucreries.

La présidente du CICR Mirjana Spoljaric salue "un pas en avant important car ces visites permettent de préserver de l'humanité au sein de la brutalité du conflit armé". Les délégués ont pu évaluer les conditions dont les prisonniers font l'objet et relayer à leurs proches des indications.

Ils ont également pu distribuer des livres, du matériel d'hygiène personnelle, des couvertures ou encore des vêtements chauds. Et la présidente d'appeler à "un accès plus régulier à tous les prisonniers de guerre". L'organisation relaie depuis des mois cette demande de pouvoir voir régulièrement et sans entrave ces personnes, conformément aux Conventions de Genève.

"Les familles des prisonniers de guerre doivent savoir que leurs êtres chers sont au tout premier rang" de nos activités, insiste Mme Spoljaric, qui est arrivée jeudi pour quatre jours en Ukraine. Et "nous poursuivrons sans cesse nos efforts pour accéder à tous les prisonniers de guerre", dit-elle.

Accusations mutuelles

L'organisation ne précise pas dans quels sites elle s'est rendue. En octobre, elle avait affirmé vouloir rendre visite à des milliers de personnes, mais n'avait pu dialoguer jusque-là qu'avec des centaines d'entre elles.

Le CICR n'avait notamment pas pu voir de détenus à Olevnika depuis des mois. Fin juillet, des dizaines de prisonniers ukrainiens étaient décédés dans un bombardement dans ce site contrôlé par les pro-Russes.

Moscou avait affirmé qu'une visite, prévue en août, avait été annulée en raison de la situation sécuritaire. Des garanties ne pouvaient alors être données au CICR. Plus largement, la Russie demandait une réciprocité pour les prisonniers russes, victimes selon elles de tortures. Des accusations que les deux parties ne cessent de se lancer mutuellement depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en février dernier.

Outre le CICR, l'ONU a également fait l'objet de critiques ces derniers mois sur la situation des détenus. Elle avait reçu des appels à des investigations sur les incidents observés à Olevnika.

ats

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