La Liberté

21.11.2019

L'avenir de la station valaisanne d'Aminona remis en question

La station valaisanne d'Aminona n'abritera pas le projet hôtelier de luxe "Lodge de la Reine" (archives). © KEYSTONE/OLIVIER MAIRE
La station valaisanne d'Aminona n'abritera pas le projet hôtelier de luxe "Lodge de la Reine" (archives). © KEYSTONE/OLIVIER MAIRE
La station valaisanne d'Aminona n'abritera pas le projet hôtelier de luxe "Lodge de la Reine" (archives). © KEYSTONE/OLIVIER MAIRE
La station valaisanne d'Aminona n'abritera pas le projet hôtelier de luxe "Lodge de la Reine" (archives). © KEYSTONE/OLIVIER MAIRE


21.11.2019

L'annulation de l'autorisation de construire le projet hôtelier "Lodge de la Reine" redessine l'avenir d'Aminona (VS). Pour l'avocat des promoteurs, la décision du TF entraînera "la mort de la station". Les opposants dénoncent le laxisme des autorités valaisannes.

"Mes clients, qui ont déjà consacré cinq ans à ce dossier, et à qui l'on dit maintenant qu'ils doivent tout recommencer à zéro sans être sûrs d'aboutir, vont aller investir ailleurs", a déclaré Dominique Favre dans une interview diffusée jeudi dans Le Nouvelliste. Selon l'avocat des promoteurs, la décision du TF va entraîner "la mort" d'Aminona qui, sans projet, "ni restaurant, ni commerce, ni remontée mécanique, n'a plus d'avenir".

Le TF a rejeté le recours des promoteurs, estimant qu'il n'est pas certain que les quinze chalets seront effectivement exploités sous forme hôtelière, comme le prévoit la loi sur les résidences secondaires. Le TF a ainsi confirmé la décision du Tribunal cantonal du Valais, qui avait donné raison en juin 2018 aux trois opposants, à savoir le WWF, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP) et Helvetia Nostra.

Révision du Plan d'affectation

Dans un communiqué commun, les trois organisations de protection de la nature se réjouissent de la décision du TF. Elles estiment que son jugement "constitue une sévère remise en cause du laxisme de certaines autorités communales et du Conseil d'Etat (valaisan) face à des projets manifestement conçus pour contourner la législation sur les résidences secondaires, sous couvert de prétendues résidences hôtelières de luxe".

Avocat des opposants, Pierre Chiffelle a indiqué à Keystone-ATS que "les promoteurs devront passer par une nouvelle enquête publique s'ils veulent remettre l'ouvrage sur le métier, et ce, à condition que le PAZ (Plan d'affection de zones, ndlr) ait fait l'objet d'une révision générale réduisant fortement la surface des zones à bâtir".

L'autorisation de construire avait été délivrée à la société Val Development, fondée par un homme d'affaires russe, à la fin novembre 2016 par l'exécutif de Mollens, qui fait partie de Crans-Montana depuis une fusion de communes. La proportion des résidences secondaires à Mollens dépassait à l'époque les 20%. Pour cette raison, seuls des logements exploités touristiquement peuvent être construits.

"Aminona n'est pas morte"

Dans un communiqué diffusé jeudi, la commune de Crans-Montana rappelle que deux projets touristiques ont été développés dans le secteur d'Aminona. L'un est aujourd'hui stoppé mais l'autre, mené par la société Aminona Luxury Resort and Village (ALRV), "est en chantier" et Aminona n'est donc "pas morte", souligne-t-elle.

L'investisseur russe "Evgeny Kogan informe régulièrement les autorités de la commune de l'évolution et de la préparation finale de l'exécution", poursuit la commune. Cette dernière indique encore qu'elle "travaille actuellement à l'élaboration de son périmètre d'urbanisation, à la révision de son plan de zones et à l'adaptation des textes qui régissent les constructions sur son territoire.

ats

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