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Julius Bär maintient sa rentabilité en début d'année

A fin avril, la masse sous gestion de Julius Bär a reculé de 5% depuis le début de l'année à 457 milliards de francs. La banque a par ailleurs subi des reflux nets de 2,7 milliards (archives). © KEYSTONE/ENNIO LEANZA
A fin avril, la masse sous gestion de Julius Bär a reculé de 5% depuis le début de l'année à 457 milliards de francs. La banque a par ailleurs subi des reflux nets de 2,7 milliards (archives). © KEYSTONE/ENNIO LEANZA
A fin avril, la masse sous gestion de Julius Bär a reculé de 5% depuis le début de l'année à 457 milliards de francs. La banque a par ailleurs subi des reflux nets de 2,7 milliards (archives). © KEYSTONE/ENNIO LEANZA
A fin avril, la masse sous gestion de Julius Bär a reculé de 5% depuis le début de l'année à 457 milliards de francs. La banque a par ailleurs subi des reflux nets de 2,7 milliards (archives). © KEYSTONE/ENNIO LEANZA


Publié le 19.05.2022
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Julius Bär est parvenu à maintenir sa rentabilité sur les quatre premiers mois de l'année, alors que la masse sous gestion a été affectée par la volatilité des marchés. Le gestionnaire de fortune a présenté de nouveaux objectifs financiers pour la période 2023 à 2025.

"Les premiers quatre mois de l'année 2022 ont été marqués par des changements majeurs au niveau géopolitique et des données et prévisions macroéconomiques, qui ont eu un impact important sur les marchés financiers", a résumé l'établissement, revenant sur un début d'année chamboulé par la guerre en Ukraine et une envolée de l'inflation au niveau mondial.

Cette situation a provoqué d'importants mouvements sur les marchés, la réduction des risques dans les portefeuilles de la clientèle ayant eu un effet sur les avoirs sous gestion de la banque. L'activité clientèle soutenue a par contre porté les marges brutes du groupe qui se dit en bonne voie d'atteindre ses objectifs pour la période 2020 à 2022.

A fin avril, la masse sous gestion a reculé de 5% depuis le début de l'année à 457 milliards de francs, a indiqué jeudi le groupe bancaire zurichois dans un communiqué. Ce repli est le fruit de l'évolution négative des marchés, de cessions et de la réduction de l'endettement par la clientèle. Des effets positifs de changes, notamment du dollar par rapport au franc, ont partiellement atténué ces effets.

La réduction de la participation dans le mexicain NSC Asesores et la vente du gestionnaire de fortune Wergen & Partner ont pesé à hauteur de 5 milliards.

Faible exposition à la Russie

La banque a par ailleurs subi des reflux nets de 2,7 milliards en raison d'une réduction des risques dans leurs portefeuilles d'investissement par des clients asiatiques. La situation devrait cependant se "normaliser" en seconde partie d'année, a assuré la banque.

Environ 1,6% des avoirs sous gestions sont détenues par des clients russes non-résidents. L'exposition de l'établissement à la Russie est jugé "non significatif" et la banque a entamé le processus de fermeture de sa filiale à Moscou. Les avoirs nets de cette dernière s'élevaient fin décembre dernier à 0,4 million de francs.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, Julius Bär n'accepte plus de nouveaux clients domiciliés en Russie. Elle détient une exposition à des clients soumis aux sanctions internationales, dont des prêts hypothécaires et des crédits lombards.

Au niveau de la rentabilité, la marge brute s'est améliorée à environ 85 points de base, après 77 points fin 2021, tandis que le rapport entre les coûts et les recettes s'est établi à 63%, contre 63,8% au second semestre de l'exercice précédent.

En ligne avec les attentes

Ces chiffres clés sont à peu près conformes aux prévisions des analystes consultés par l'agence AWP, sauf les afflux d'argent nouveau qui étaient attendus en hausse annualisée de 3,3%, après une progression de 4,5% au deuxième semestre 2021.

Pour la période 2023 à 2025, la banque aspire à réaliser un ratio coûts-recettes inférieur à 64% d'ici la fin de la période, une marge avant-impôts ajustée de 28 à 31 points de base dans trois ans, une croissance annuelle supérieure à 10% du bénéfice avant impôts ajusté sur la période et un rendement ajusté sur les fonds propres durs (CET1) d'au moins 30%.

Des réductions de coûts de 120 millions sont prévues sur la période. En parallèle, le groupe compte investir 400 millions dans son infrastructure technologique. Le groupe s'est par ailleurs engagé à effectuer des rachats d'actions pour les fonds propres dépassant la barre des 14%.

ats, awp

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