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Deux députés veulent que l'Etat prenne position sur le loup

Le Conseil d'Etat fribourgeois est-il prêt à passer de la phase d'exploration du loup à la phase de colonisation, avec les risques que cela comporte? La présence du canidé dans la Broye et en Sarine agite le débat politique.

La présence du loup dans le canton de Fribourg agite le débat politique. © AP
La présence du loup dans le canton de Fribourg agite le débat politique. © AP

MRZ

Publié le 04.02.2022
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Après l’attaque confirmée d’un loup sur des animaux de rente à Chandon (Belmont-Broye), les députés UDC Ivan Thévoz (Russy) et Jean-Daniel Chardonnens (Fétigny) estiment désormais «plus que probable» que le canidé se soit manifesté dans la Broye et en Sarine durant l’été 2021. «Cette offensive du loup est la première en son genre sur le plateau fribourgeois depuis plus de 150 ans», relèvent-ils dans une question adressée au Conseil d’Etat. Les deux élus rappellent aussi que des attaques sur des animaux ont déjà eu lieu près d’habitations, ailleurs en Suisse romande.

Ils souhaitent donc que le Gouvernement cantonal prenne position par rapport à cette évolution, en se référant aux «trois phases de recolonisation» du loup décrites par l’Office fédéral de l’environnement. Après une première phase caractérisée par l’arrivée de quelques jeunes mâles s’établissant là où ils trouvent de la nourriture en suffisance, la seconde phase voit de jeunes femelles les rejoindre et la reproduction commencer au sein de petites meutes, dans des régions calmes et riches en gibier. En phase trois, la population de loupe augmente ensuite de 20 à 30% par an.

«Est-ce que le Conseil d’Etat est prêt à passer de la phase 1 d’exploration à la phase 2 de colonisation?», demandent les deux députés. «Quelles sont les mesures qui sont prises pour protéger la population sachant que la densification de nos régions est beaucoup plus importante que dans les Préalpes?» Avec le temps, le comportement du loup peut changer au contact des animaux domestiques et de l’humain, affirment-ils. Le Conseil d’Etat pense-t-il que le canidé a sa place en plaine. Quel soutien compte-t-il apporter aux éleveurs de plaine peu habitués à faire face à ce prédateur?

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