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Le Conseil communal défend la rémunération de Raoul Girard

L'Exécutif de la Ville de Bulle s'est expliqué sur les circonstances de la démission d'Eric Gobet et défend le mode de rémunération de Raoul Girard, secrétaire général de la Ville, en tant que président du Conseil d'administration de Gesa.

Deux visions s'affrontent à Bulle. © La LibertŽ
Deux visions s'affrontent à Bulle. © La LibertŽ

CG

Publié le 12.09.2022
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«Nous regrettons le fait qu’une affaire interne, sans réel enjeu majeur, ait été montée en épingle et porte le discrédit sur l’ensemble du Conseil communal et sur une partie de son administration», a déploré Jacques Morand, hier après-midi en conférence de presse. Le syndic de Bulle et ses collègues du Conseil souhaitaient remettre les pendules à l’heure, suite aux circonstances troubles entourant la démission du conseiller communal Eric Gobet, avec effet immédiat le 2 septembre.

Evoquant une «confiance rompue» au moment de sa démission, Eric Gobet avait en effet transmis au préfet un avis de droit de Jean-Baptiste Zufferey, professeur à l’Université de Fribourg. Le démissionnaire de demander, sur cette base, une enquête administrative. Dans cet avis, le professeur estime que le Conseil communal serait en mesure de prendre une décision qui impliquerait que Raoul Girard restitue à la commune les rémunérations obtenues pour siéger comme président du conseil d’administration de Gruyère Energie SA (Gesa). Ce que l’Exécutif se refuse à faire. Il apparaît également que le Conseil communal avait décidé, le 15 octobre 2019, que Raoul Girard percevra 9000 francs par an «à titre de prime de risques pour responsabilités accrues comme administrateur et président d’une société anonyme» mais que sa rémunération obtenue auprès de Gesa sera «acquise à la commune». Une décision jamais mise en œuvre. Pourtant, le Conseil communal l’assume, invoquant notamment un avis juridique contraire de la part de Gesa.

Le Conseil communal reconnaît aujourd’hui avoir «peut-être manqué de rigueur et de précision dans la gestion de ce dossier». Mais il assume aujourd’hui s’éloigner des conclusions du professeur Zufferey. Il souligne d’ailleurs que ce même avis invite à tenir compte des heures supplémentaires effectuées par Raoul Girard au profit de Gesa. Et d’y opposer « une solution pragmatique » à une lecture strictement juridique.  

«Rémunérer les heures supplémentaires de Raoul Girard serait un élément défavorable pour la Ville de Bulle», souligne le syndic. La Ville indique que Raoul Girard pourrait percevoir 23400 francs d’heures supplémentaires auxquelles il faudrait ajouter non seulement les charges sociales, mais aussi les 9000 francs de primes de risque que Raoul Girard n’a jamais perçues. A titre comparatif, le montant versé par Gesa à Raoul Girard s’élève à 25000 francs par an. Et les autorités de souligner que Raoul Girard a toujours été récusé dans ce dossier. En outre, le Conseil communal a donné un délai à Raoul Girard pour se trouver un successeur au sein du conseil d’administration. 

> Article complet avec la réaction d’Eric Gobet à lire dans La Liberté de mardi

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