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Lectrice en liberté: Antoinette Glauser, Villars-sur-Glâne

Antoinette Glauser :"Je me revois sur ce quai de gare le premier jour, sans savoir quel train je devais prendre et je ne parlais pas un mot de français" © Alain Wicht
Antoinette Glauser :"Je me revois sur ce quai de gare le premier jour, sans savoir quel train je devais prendre et je ne parlais pas un mot de français" © Alain Wicht


Angélique Eggenschwiler

Publié le 06.05.2022

Temps de lecture estimé : 8 minutes

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Migration » Née en Italie à la veille de la guerre, c’est un pays en pleine convalescence qu’Antoinette quitte en 1954. À 84 ans, cette arrière-grand-maman se souvient de l’accueil frileux que lui réservent alors les Suisses. Une vieille blessure qui n’entame toutefois ni son humour ni son savoureux franc-parler...

Vous êtes née en Italie en 1938. La guerre, vous en avez encore des souvenirs?

Beaucoup même! À l’époque, on s’était réfugié dans une bicoque à 7 km de Pescara, on n’avait rien, ni eau, ni toilette, ni chauffage. Un jour, deux Allemands sont arrivés avec leurs fusils pour demander à manger, je revois encore ma mère, enceinte jusqu’aux yeux, avec mon frère dans les bras – vous vous rendez compte, faire des enfants pendant la guerre?! Ils n’avaient pas de capotes &agr


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